Tonalité occupée

8062007

L’anthropologue que vous cherchez à joindre est actuellement en dérangement.

Pour toute nouvelle ouverture de terrain, prière de rappeler dans 5 ans.

:D




太极拳 (Taijiquan)

25042007

Au sortir de mon cours hebdomadaire de Taijiquan, je m’aperçois que celui-ci trouble en moi la frontière des genres. En m’apprenant à contrôler mon corps par des gestes à la fois précis et doux (le corps devant y rester détendu malgré la précision du geste), il me donne l’impression de me priver de libido, de désir de conquête et de contrôle. Ou plutôt d’y renoncer au profit d’une conquête personnelle, unique (égoïste?) qui semble disqualifier le monde qui l’entoure.

L’idée de la sagesse que me donne ce sport est avant tout celle d’un grand renoncement. Pourtant, au départ, la vigueur des pas et exercices d’échauffement de 功夫 (kungfu) qu’on nous donne ne semble pas si éloignées des esxercices que l’on trouve chez nous, mais tout ce qui suit – dans les pas du taijiquan – est un appel subtil à une recherche d’équilibre qui semble dénier tout pouvoir à la force, à la vigueur même. L’énergie (气 : prononcez « tchi ») censée se diffuser dans nos corps ne parait pas alors habiter les muscles. « On la sent à la surface des mains » disent les anciens (1) en désignant ainsi les picotements qui apparaissent après un temps. Elle semble guider le corps vers cet équilibre imposé qui nous est enseigné mais qui parait vite particulièrement efficace.

C’est d’une grande douceur, c’est agréable. mais je n’ai pas envie de renoncer à l’idée d’un corps s’amusant des jeux de la domination et du charme pour autant.

Plus tard peut-être… Tant que je trouve un équilibre, cela me conviendra…

 

 (1) De mémoire, j’ai dû lire cela dans l’article d’Evelyne Micollier : « Contrôle ou libération des émotions dans le contexte de pratique de santé qigong » (in Perspectives chinoises n°53 (1999), pp.22-30), mais j’espère que je n’écris pas de bêtise car je n’ai pas de moyen de le vérifier ici.




Quelques gouttes de pluie…

12042007

La pluie est tombée drue cette nuit sur Pékin. Ce matin le sol est trempé. Je me couvre de boue en me rendant en vélo à la fac, et comprends alors pourquoi tous les autres cyclistes semblent rouler si lentement autour de moi ce matin (évitant ainsi les éclaboussures).

A la pause de 9h, divine surprise!, la pluie de cette nuit semble avoir arrêté les hauts parleurs du campus. Ne restent que l’odeur de l’air frais et les flaques sur le goudron. Si la pluie suffit à arrêter les instruments de notre contrôle, on comprend que le printemps pékinois et son temps instable ait pu être par le passé favorable aux révolutions…

Oh! Que le silence est agréable parfois…

 

Ps : Les révolutions sont pafois trop courtes. A la pause de 10h, des musiques niaises et discours en anglais (pour aider les étudiants à entraîner le leur certainement) envahissaient à nouveau les allées du campus…







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